Exposition Willy Ronis Jeu De Paume à Tours du 16 au 17 septembre 2017

Du

16 samedi septembre 2017

au

17 dimanche septembre 2017

14h00

Château De Tours (25 Avenue André Malraux)

Plus d'infos sur l'exposition Willy Ronis Jeu De Paume à Tours

L'exposition Willy Ronis Jeu De Paume a lieu au dans le cadre des Journées du patrimoine Tours 2017.

Parmi les images les plus connues de Willy Ronis, beaucoup relèvent quotidien pour élaborer des micro-récits à partir de personnages et de situations ayant pour cadre la rue.

Aujourd'hui, ces images désormais érigées en ? monuments ? de l'histoire de la photographie trahissent moins l'existence d'un instant tandis qu'elles ne donnent qu'une façon particulière de représenter l'utopie de l'unanimité humaniste : s'extasier devant la réalité et observer la fraternité des peuples. S'il est vrai que ses images souscrivent, dans une certaine mesure, à cette vision optimiste de la condition humaine, Ronis n'en édulcore cependant pas l'injustice sociale et s'intéresse aux classes les plus démunies. Sa sensibilité aux luttes quotidiennes pour survivre dans un contexte professionnel, familial et social précaire montre que les convictions politiques de Ronis, militant communiste, l'incitaient a un engagement actif, que ce soit par la production ou la circulation d'images de la condition et de la lutte ouvrière.On a généralement tendance à circonscrire la production de Willy Ronis au territoire français. Pourtant, même si la plupart de ses images les plus reproduites ont été prises en France, depuis sa jeunesse Ronis n'a eu de cesse de voyager et de photographier d'autres lieux. Le style de Ronis reste intimement lié à son vécu et à son propre discours sur la photographie. Il n'hésitait pas à évoquer sa propre vie et son contexte politique et idéologique. Au fil de ses images et de ses textes, on découvre ainsi un photographe désireux avant tout d'explorer le monde, épiant en secret, attendant patiemment que celui-ci lui dévoile ses mystères. A ses yeux, l'important est davantage de recevoir des images que d'aller les chercher, d'absorber le monde extérieur plutôt que de le saisir et, de là, bâtir son propre récit.